Tanzanie : Samia Suluhu joue la montre face au retrait de l’aide internationale

Tanzanie : Samia Suluhu joue la montre face au retrait de l'aide internationale

Tanzanie : Samia Suluhu joue la montre face au retrait de l’aide internationale

DODOMA — La présidente Samia Suluhu Hassan traverse l’un des moments les plus critiques de sa diplomatie économique.

L’impasse avec l’Union européenne

L’Union européenne (UE) débat de l’avenir de son plan d’action annuel — suspendu depuis la crise post-électorale — et la Tanzanie se retrouve dans une impasse avec ses principaux bailleurs de fonds occidentaux.

L’UE doit encore parvenir à un consensus sur la reprise de son appui financier, mais l’absence de signaux clairs d’ouverture démocratique de la part de Dodoma maintient les fonds gelés. Plusieurs chancelleries occidentales adoptent désormais une posture d’observation, préconisant le report de projets stratégiques auprès du conseil d’administration de la Banque mondiale.

La stratégie de Suluhu

La présidente semble « jouer la montre », tentant de concilier le besoin crucial de capitaux étrangers avec le maintien de son contrôle politique interne. Toutefois, cet isolement financier risque de compromettre des projets d’infrastructure vitaux pour la croissance du pays.

Le dilemme de Dodoma

Entre les exigences de réformes démocratiques formulées par les partenaires au développement et la pression de sa propre base politique, Samia Suluhu privilégie pour l’instant une stratégie d’attente.

Elle espère soit une lassitude des partenaires internationaux, soit l’émergence de nouvelles opportunités de financements alternatifs.